Magouilles LAFARGE/DAESH: l'Etat et la DGSE étaient au courant

Vous le savez, on en a parlé, LAFARGE a magouillé avec DAESH pour continuer de faire son business comme si de rien était en plein milieu des décapitations et de la guerre.

 

Nouvelle info cependant, bien qu'on s'en doutait évidemment, il apparaît que l'Etat français et les services de renseignements (DGSE) étaient au courant de tout ça. 

 

A l'époque, quand des gens informés parlaient de cette affaire, les ignares et leur bien pensance haineuse les insultaient de complotisme etc... et au final ça s'est bien avéré vrai et les médias "officiels" en ont parlé.

 

Ici, cette info provient du journal Libération. Niveau complotisme y'a pire non ? Bizarrement personne pour les insulter, eux. 

 

Bon, il y aurait pleins d'autres choses à dire concernant les liens de certains Etats avec certains groupes terroristes... mais chuuuuuuut, on va nous insulter de complotisme ! 

Source: Libération.fr

 

 

Syrie: comment Lafarge informait l'Etat français

Par Willy Le Devin et Ismaël Halissat — 22 avril 2018 à 17:36

 

 

Dans l’affaire du financement de l’Etat islamique par l’entreprise de matériaux de construction, «Libération» révèle que les renseignements français étaient informés de façon précise et régulière par le directeur sûreté. L’Elysée et le Quai d’Orsay participaient à des discussions stratégiques sur l’envoi de soldats dans l’usine.

 

 

La révélation est sulfureuse, et ouvre un nouveau front dans l’enquête judiciaire sur les agissements de Lafarge en Syrie. Ce 12 avril, Jean-Claude Veillard, ­ancien directeur sûreté de la multinationale française (qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim), passe la journée dans le bureau de la juge d’instruction parisienne, Charlotte Bilger. Il fait partie des six dirigeants du cimentier mis en examen pour avoir versé d’importantes sommes d’argent, entre 2012 et 2014, à plusieurs groupes armés, dont l’Etat islamique, dans le but de poursuivre l’activité de la cimenterie syrienne en zone de guerre. Lors de ce troisième interrogatoire, révélé par ­Libération, la juge questionne Jean-Claude Veillard sur un point crucial : les services de renseignements français étaient-ils informés de la «réalité du financement» de l’EI par ­Lafarge ? La réponse est limpide : «Je ne faisais aucun tri dans les informations que je donnais aux services des renseignements.» Et d’enfoncer le clou : «Au cours des réunions, j’ai donné toutes les informations.» Selon l’agenda fourni par Jean-Claude Veillard aux enquêteurs, le directeur sûreté a rencontré à 33 reprises les différents services de renseignement extérieurs (DRM, DGSE) et intérieur (DGSI) entre 2012 et 2014. Un canal fructueux, qui a pu permettre au plus haut niveau de l’Etat d’être avisé en temps réel des équilibres militaires dans le nord de la Syrie, mais aussi de la réalité des agissements de Lafarge. Jusqu’ici, le scandale dépeignait surtout l’entêtement d’une multinationale pour engranger des profits au risque d’exposer ses salariés aux enlèvements et de contribuer au financement d’une organisation terroriste. Désormais, c’est l’Etat qui apparaît au cœur de l’affaire.

 

 

Fibre patriotique

Ancien commando marine, en poste dans l’entreprise depuis 2008, Jean-Claude Veillard, 64 ans, est un familier des cercles de la défense nationale. A la juge Bilger, il tient à préciser qu’il a «passé [sa] vie à combattre le terrorisme, en Afghanistan, en Bosnie, en Somalie». Décrit comme un homme à la fibre patriotique chevillée au corps, il noue au fil du temps une relation de confiance avec différents services secrets. Lors d’une première audition le 3 avril, Veillard détaille la proximité qu’il dit avoir entretenue avec le renseignement français : «Mon point d’entrée pour la DGSE était le point d’entrée pour toutes les entreprises, qui n’était pas spécialement dédié pour Lafarge en Syrie. J’avais des échanges très réguliers avec lui [son contact à la DGSE, ndlr], au cours desquels je lui transmettais les informations dont je disposais. Il arrivait que des personnes en charge de la situation syrienne demandent à me rencontrer, ce que j’acceptais.» La juge tente alors de sonder l’importance de ses renseignements pour les services : «Etiez-vous la seule source d’information pour la DGSE ?» «Dans cette partie de la ­Syrie, j’aurais la prétention de le croire», rétorque le directeur sûreté.

 

 

Lire la suite de l'article et découvrir plus d'informations sur le site de Libération.fr

 

 

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