• Jérémy David - JC2R

L'Histoire que l'on nous cache : Période Antédiluvienne - Conceptions de la préhistoire

Mis à jour : mars 19

Auteur de l'article pour JC2R - Bibi Songeur


Je tiens à remercier Bibi Songeur pour cet article de grande qualité et pour ceux qui suivront. Que Dieu le bénisse pour son travail de ré-information historique.


Jérémy David, JC2R.


Présentation


Ceci est le premier d’une série d’articles traitant de l’époque antédiluvienne (c’est à dire précédant le Déluge) et des quelques siècles qui lui ont succédé pour enfin terminer avec ce fameux continent qu’on nomme l’Atlantide.


Démarche


Dans ma démarche, je ferai non seulement intervenir de nombreux auteurs, autant scientifiques que littéraires, mais je citerai, également, des passages des Saintes Écritures lorsque nécessaire. Comme catholique, je crois en l’inhérence de la Bible (c’est à dire que les écritures soient exactes) et que ses révélations, loin de s’opposer à la connaissance scientifique, peut donner de précieux indices qui aident à développer et à confirmer certaines hypothèses avancées par la science.


Conception de la Préhistoire

Je vous traiterai, dans cet article, de la notion de préhistoire. Pour ce faire, il m’apparaît nécessaire de remettre en question quelques notions erronées et mythes qui circulent actuellement par les médias. Cela aidera à satisfaire à de nombreuses objections que vous pourriez soulever.


L’apparition de l’homme, comme vous vous en doutez, n’a pas échappé à la « propagande » évolutionniste. Si je dis propagande, c’est que le Darwinisme n’a rien de scientifique au départ. Il s’agit, tout simplement, d’une idéologie qui a la particularité d’écarter Dieu du processus de la création et par la même occasion d’évacuer le péché originel et ce qui s’en suit. L’homme se place lui-même au sommet, pour devenir finalement, son propre dieu. C’est cette idéologie athée qui mène la science d’aujourd’hui. Ce vieux postulat voulant que l’homme descend du singe n’a pas perdu de sa vigueur bien au contraire.


La théorie de Darwin a répandu la conception de l’homme issu de l’évolution à partir d’un autre animal. Ainsi, l’espèce humaine s’est perfectionnée de façon continue pour conduire à l’homme moderne.


C’est donc dans cette optique de l’évolutionnisme que des chercheurs ont mené leurs investigations pour retracer les origines de l’homme avec, il ne faut pas l’oublier cette fébrile quête du chaînon manquant, c’est à dire de ce fossile qui serait la transition entre notre soit-disant ancêtre et les premières « espèces » d’homme.


Cette frénésie débuta avec l’homme de Java dont les premiers vestiges fossiles ont été découverts entre 1891 et 1892 dans la l’île de Java par un médecin hollandais le Dr Dubois.1


Laissez moi vous décrire la découverte de chacun des fragments du squelettes de ce noble ancêtre. Cela commença avec l’exhumation d’une dent. Un mois après à un mètre de la dent ce fut une calotte crânienne, trop grande pour être celle d’un singe, mais trop petite pour être celle d’un homme moderne. L’année suivante ce fut au tour d’un fémur, d’apparence humaine, à 4 mètres de la calotte crânienne. Plus tard, à trois mètres du « crâne » une autre dent qui, comme la première, montre des caractéristiques propres aux singes.2 C’est ainsi qu’à été découvert le « squelette » du Pithécanthrope, dont je crois, à ma connaissance, qu’il soit toujours répertorié. Si je voulais faire une caricature, bien que l’exemple plus haut en soit déjà une, imaginez-vous descendre dans votre jardin, par un beau matin, et d’y trouver une partie d’un crâne d’oiseau, un os de poulet du barbecue de la veille ainsi qu’une plume. Voilà, vous venez de répertorier une nouvelle espèce d’oiseau (je suis mort de rire). Si vous tapez homme de Java ou Pithécanthrope dans un moteur de recherche, apparaîtra immédiatement des images d’une créature complètement constituée avec des traits et des poils. C’est incroyable de voir ce à quoi on peut arriver avec seulement 2 dents, un bout de jambe et un couvercle de boite à matière grise. Décidément, ces « savants » ont l’imagination fertile.


Je n’entend pas ici démolir la science, je ne fais que soulever les incohérences de certains scientifiques. Aussi, dès le départ, cette découverte et celles qui suivirent à la même époque ne firent pas l’unanimité dans le monde scientifique. Je citerai, ici, ce que Jacques de Morgan pensait des pithécanthropes :


« L’Homo alalus (Pithécanthropus), privé encore de la parole, l’Homo stupidus d’Haeckel, les Anthropopitecus Bourgeoisi et Riberoi de Mortillet sont des êtres hypothétiques, dont l’existence ne repose que sur des suppositions sans bases scientifiques précises … Ces hypothèses, dont la gratuité ne fait absolument aucun doute, ont cependant pris, dans la pensée de beaucoup, la valeur d’axiomes (d’évidences) sur lesquels s’échafaudèrent, en ces dernières années, nombre de théories où la fantaisie tient lieu de raisonnement scientifique. »3


D’ailleurs, le Dr Dubois a avoué, quarante ans après sa découverte, que ce n'était qu'un grand gibbon (espèce de singe maintenant disparu). Dubois a également admis qu'il avait dissimulé des parties de quatre autres os de cuisse de singes, trouvés dans la même zone, ce qui a appuyé cette conclusion.4


Par la suite, nombreuses autres « soit-disant » découvertes n’ont reposé, elles aussi, que sur des fragments.


Le Ramapithécus ne consistait qu’à une simple poignée de dents et quelques fragments de mâchoire qui, incorrectement replacées ont donné l’apparence d’une mâchoire humaine. Or le Ramapithécus n’était rien d’autre qu’un singe. La seule preuve de l’existence de l’homme de Nebraska ne se résumait qu’à une dent appartenant à une espèce de cochon aujourd’hui disparue.5


Même avec des spécimens récents tels que Lucy trouvée en 19746, nous n’avons pas de certitude d’une filiation avec un chaînon manquant. Ou bien nous avons affaire à un homme ou à un singe et ce ne sont pas quelques lointaines ressemblances qui puissent garantir un lien (En passant, il semblerait que des scientifiques aient pu déterminer que Lucy serait décédée des suites d’une chute du haut d’un arbre… On pourrait, peut-être, appeler ça un accident évolutif).


Ainsi, nous sommes loin de la créature moitié homme, moitié singe à qui succéda un être hirsute non doué de langage pour finir avec l’homme actuel et celui de néanderthal, qui exista réellement et dont je vous reparlerai ultérieurement.


Une autre question vient immédiatement. Que penser de ces vestiges éparts qui semblent témoigner de civilisations lointaines et inconnues. D’où viennent ces statues géantes de l’île de Pâque, pratiquement impossible à réaliser avec nos techniques modernes.


Les enchaînements du progrès humain ne se font pas sans qu’une société n’ait de souvenirs ou de traces de la société qui l’a précédée. Des traditions, des styles artistiques, des œuvres littéraires se perpétuent d’une civilisation à l’autre. Aujourd’hui, nous pouvons lire les poésies des auteurs de la Grèce Antique, ces derniers ayant reçu des traditions orales de leurs lointains aïeux. Philon de Byzance ainsi que d’autres voyageurs et poètes de l’antiquité nous ont décrit les 7 merveilles du monde antique. Or, sans eux, nous n’en saurions presque rien, car de ces réalisations remarquables, seule la Grande Pyramide subsiste. Ainsi, de grandes civilisations avancées ne s’évanouissent pas sans laisser de traces de leur passé.


Et pour ceux qui nous sortent la théorie de la visite de quelconques extraterrestres venus apporter leur science avant de repartir avec ce même savoir; et bien là, ils n’apportent pas plus de réponse à la question. Premièrement : si des visiteurs de l’espace apportèrent des connaissances technologiques aux terriens de cette époque; pourquoi ne leurs ont-ils pas montrer à écrire? Une civilisation ne peut se développer et transmettre son savoir si elle n’a pas l’écriture. D’autre part, des récits d’échanges avec des être venus d’un autre monde devraient nous être parvenus d’une façon ou d’une autre. Or, même en fouillant toutes les traditions remontant à la nuit des temps nous ne parvenons pas à trouver d’indice valable sur de tels échanges. Nous demeurons toujours avec un grand vide entre ces civilisations « perdues » et la nôtre. Les évolutionnistes font intervenir la question du

temps en faisant reculer ces civilisations à des milliers d’années avant la période historique.


Cependant comment justifier un tel fossé civilisationnel ?

La seule hypothèse pouvant justifier une coupure entre nous et des civilisations anciennes serait un grand cataclysme à l’échelle planétaire, tel un déluge. Dans un pareil événement, aucun texte ne survit ou presque à la catastrophe, les cités sont, dans l’ensemble toutes englouties, les artefacts sont décimés à l’exception de quelques spécimens de grand volume. C’est le cas des statues de l’île de Pâques, dont je traiterai dans un autre article. Finalement, seules les traditions orales sont en mesure de nous amener des indices qui soient valables.


Dans un article intitulé : La bibliothèque antédiluvienne ou les métamorphoses de la mémoire, l’agrégée de Lettres Modernes Claudine Poulouin résume de façon admirable ce point de vue :


« Si le Déluge est vrai, il ne peut y avoir de bibliothèque antédiluvienne sous quelque forme que ce soit et, pour la période qui s’étend de la Création au Déluge, il n’y a d’autre historien que Moïse, qui aurait directement reçu, par tradition orale, le souvenir des grands épisodes de notre histoire primordiale : « Sem, qui a vu Lamech, qui a vu Adam, a vu aussi Jacob qui a vu ceux qui ont vu Moïse » (Blaise Pascal).7


En définitive, la préhistoire n’est rien d’autre que la période s’étendant de la Création au Déluge. En plus d’être cohérente, cette explication permet de nous situer dans la progression de l’humanité. Les écrits bibliques remportent une manche contre le Darwinisme. Le passé de l’homme devient de moins en moins un récit flou, débutant il y a des centaines de millier, voir des millions d’années.


Dans un prochain article, je vous traiterai sur la théorie répandue de la dérive des continents et la confronterai avec les travaux d’un catholique français : Fernand Crombette et d’un scientifique Walt Brown. Ce sera l’occasion d’effleurer, ne serait-ce que du bout du doigt, le mystérieux continent de l’Atlantide. Dieu vous garde.


1. Fernand Crombette, Synthèse préhistorique et assyriologique, Tome I, Les cahiers du CESHE (Cercle d’Etude Sientifique et Historique) Volume No 26, Lille, 2000


2. Idem.


3. Les premières civilisations, études sur la préhistoire et l'histoire jusqu'à la fin de l'empire Macédonnien, de J. de Morgan, 1909


4. Walt Brown, At the Beginning – Compelling Evidence for Creation and Flood, Center for Scientific Creation, 1996, p.9


5. Idem


6. https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucy_(australopith%C3%A8que)


7. Revue, « Littératures classiques », 2008/2 N° 66 | pages 179 à 195 https://www.cairn.info/revue-litteratures-classiques1-2008-2-page-179.htm

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