• Bill Pinpin - JC2R

Histoire de fou: pourquoi le Roi Louis XIII adopta ce texte précis qui consacra la France ?

Oui je sais ce que certains d'entre vous vont se dire: la date anniversaire de la consécration de la France à la Sainte Vierge Marie par le Roi Louis XIII c'était le 10 février. Donc oui je suis à la bourre.

Mais comme la plupart d'entre vous ne savent pas ce qui va suivre, je peux encore en faire un article ! ;)



Vous allez voir que notre Histoire elle déchire et que la vraie France c'est d'un autre niveau que cette satanée république.

Je vous explique le contexte et ensuite je vous mets le texte d'époque du Roi Louis XIII.


Contexte


Après cette introduction raffinée, parlons un peu de ce vœu du Roi Louis XIII.

Comme vous le savez, la France actuelle est une imposture: nous sommes en république maçonnique qui est à l'opposée de la vraie France aux racines chrétiennes, dirigée par un souverain chrétien et charismatique étant une véritable figure guidant l'ensemble de la nation dans la même direction et sans division.


Ainsi, le 10 février 1638, le Roi Louis XIII adopta et signa en son château de Saint-Germain-en-Laye un texte soumis au Parlement de Paris.

Par ce texte, le Roi décida de consacrer le Royaume de France à la Vierge Marie pour la remercier.


Oui mais la remercier de quoi ? Alors là attention, c'est ici que commence l'histoire de fou.


Les étapes de cette histoire (alerte gros naze: c'est du pur copier/coller)


À la chapelle des Pénitents bleus de Toulouse (1632)

Marié à l'âge de 14 ans en 1615, Louis XIII avait 31 ans en 1632. Il fut le premier roi de France à être membre de la confrérie des Pénitents bleus. En 1622, il envoya l'évêque de Pamiers, Mgr d'Esparbès de Lussan, poser à Toulouse la première pierre de la nouvelle chapelle des Pénitents bleus (aujourd'hui sanctuaire Saint-Jérôme). Il y vint avec son épouse, le 26 octobre 1632 et, depuis la Tribune royale, fit un vœu solennel à la Vierge pour obtenir un successeur à la Couronne de France.


Aux Minimes d'Abbeville (juillet 1637)

En juillet 1637, pendant un séjour à Abbeville, en Picardie, Louis XIII, accompagné de Richelieu, décida, dans l'église du couvent des Minimes de la ville, de consacrer une lampe à perpétuité à la Vierge dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Ce vœu était accru par la reconnaissance du roi de France envers la Vierge de lui avoir permis de conserver la France dans cette période troublée par les invasions espagnoles et par la crainte que le royaume ne subisse une fois encore les incursions des armées étrangères.


La vierge Marie


Le plus dingue: Les neuvaines à Notre-Dame de Grâces de Cotignac (27 octobre 1637)

Le 27 octobre 1637, un moine, le frère Fiacre, pendant qu'il priait, reçut une révélation intérieure : la reine Anne d'Autriche devait demander publiquement trois neuvaines de prières à la Sainte Vierge adressées à Église Notre-Dame-de-Grâces de Cotignac (Var), alors un fils lui serait donné. Informée de cette prédiction, Anne d'Autriche continua les neuvaines commencées par frère Fiacre le 8 novembre 1637. Les neuvaines furent achevées le 5 décembre suivant. Neuf mois plus tard exactement, le 5 septembre 1638, naissait Louis-Dieudonné à Saint-Germain-en-Laye


Voilà pourquoi le Roi voulu remercier Notre Dame.

C'est pas beau la France chrétienne et son Roi quand même ?


Et maintenant, le texte signé par le Roi.


Louis XIII, Roi de France



Le vœu de Louis XIII du 10 février 1638

Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui pouvaient nous perdre. Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice. La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques. Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend. Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces. A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre. Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris. Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir. Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. Louis XIII (1610-1643)

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